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Revue de l’Institut du Monde et du Développement | 117
En plus, la faiblesse pour ne pas dire l’inefficacité de la politique des finances
publiques avait fait que Madagascar dépend largement des aides budgétaires, les
aides émanant des bailleurs de fonds représentaient environ 45% des dépenses de
l’État. Ce qui avait accentué les soupçons d’une mauvaise gestion dans
l’utilisation des deniers publics, l’existence d’une gabegie généralisée, aux fins
personnelles des dirigeants. En effet, cette dépendance a annihilé tout espoir
d’exploiter au maximum les ressources internes.
Le taux de pression fiscal tourne autour de 11 % du produit intérieur brut, ce qui
est très faible par rapport à la potentialité des ressources internes.
L’augmentation de la pression fiscale dépend de l’augmentation du niveau de vie
des citoyens, mais il est difficile dans ces conditions de réaliser cette
performance eu égard aux crises politiques et aux catastrophes naturelles qui ont
frappé Madagascar dernièrement.
Si ces événements sont devenus des constantes, il faudrait peut-être penser à une
politique propre pour Madagascar pour faire face à ces aléas politiques et
naturels car pour 2011, la prévision budgétaire consacrée par la loi de finances
4
pour 2011 au regard des prévisions budgétaires, tend à faire face une fois de
plus à la crise politique en stabilisant l’économie.
Prévisions budgétaires pour l’année 2011
DEPENSES RECETTES
NOMENCLATURE (millions (millions
d’Ariary) d’Ariary)
CADRE I 3.278,0 2.889,0
BUDGET GÉNÉRAL DE L’ÉTAT
CADRE II 17,0 17,0
BUDGETS ANNEXES
CADRE III 386,0 326,0
OPÉRATIONS DES COMPTES SPÉCIAUX DU
TRÉSOR
CADRE IV 1,0 0,564
OPÉRATIONS GÉNÉRATRICES DE FCV ET
ASSIMILÉES
CADRE V
OPÉRATIONS EN CAPITAL DE LA DETTE 1.364,0 1.814,0
PUBLIQUE
TOTAL GÉNÉRAL 5.047 5.047
TOTAL GÉNÉRAL EN EUROS 1.800.000 1.800.000
4 Loi n° 2010-001 du 22 décembre 2010.
RIMD – n° 1 – 2011
En plus, la faiblesse pour ne pas dire l’inefficacité de la politique des finances
publiques avait fait que Madagascar dépend largement des aides budgétaires, les
aides émanant des bailleurs de fonds représentaient environ 45% des dépenses de
l’État. Ce qui avait accentué les soupçons d’une mauvaise gestion dans
l’utilisation des deniers publics, l’existence d’une gabegie généralisée, aux fins
personnelles des dirigeants. En effet, cette dépendance a annihilé tout espoir
d’exploiter au maximum les ressources internes.
Le taux de pression fiscal tourne autour de 11 % du produit intérieur brut, ce qui
est très faible par rapport à la potentialité des ressources internes.
L’augmentation de la pression fiscale dépend de l’augmentation du niveau de vie
des citoyens, mais il est difficile dans ces conditions de réaliser cette
performance eu égard aux crises politiques et aux catastrophes naturelles qui ont
frappé Madagascar dernièrement.
Si ces événements sont devenus des constantes, il faudrait peut-être penser à une
politique propre pour Madagascar pour faire face à ces aléas politiques et
naturels car pour 2011, la prévision budgétaire consacrée par la loi de finances
4
pour 2011 au regard des prévisions budgétaires, tend à faire face une fois de
plus à la crise politique en stabilisant l’économie.
Prévisions budgétaires pour l’année 2011
DEPENSES RECETTES
NOMENCLATURE (millions (millions
d’Ariary) d’Ariary)
CADRE I 3.278,0 2.889,0
BUDGET GÉNÉRAL DE L’ÉTAT
CADRE II 17,0 17,0
BUDGETS ANNEXES
CADRE III 386,0 326,0
OPÉRATIONS DES COMPTES SPÉCIAUX DU
TRÉSOR
CADRE IV 1,0 0,564
OPÉRATIONS GÉNÉRATRICES DE FCV ET
ASSIMILÉES
CADRE V
OPÉRATIONS EN CAPITAL DE LA DETTE 1.364,0 1.814,0
PUBLIQUE
TOTAL GÉNÉRAL 5.047 5.047
TOTAL GÉNÉRAL EN EUROS 1.800.000 1.800.000
4 Loi n° 2010-001 du 22 décembre 2010.
RIMD – n° 1 – 2011

